Amina, une FEMEN pas comme les autres

Bonjour !

Voilà quelques temps que je n’ai pas écrit et j’en suis sincèrement désolée ! Très prise par mon travail, j’ai malheureusement beaucoup négligé mon blog qui pourtant me tient énormément à coeur ! Aujourd’hui je suis de retour et j’ai choisi de parler du phénomène des FEMEN et notamment de l’histoire incroyable d’Amina, une Femen pas comme les autres !

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Le 1er mars, Amina, jeune tunisienne de 19 ans lance le mouvement Femen en Tunisie en diffusant des photos d’elle seins nus, elle revendique sa féminité et sa liberté: ”mon corps m’appartient, il ne représente l’honneur de personne” ou encore “Fuck your morals“. Le buzz se crée rapidement sur le net via notamment la page Facebook du groupe Femen Tunisia et la presse internationale. Mais voilà dans un pays arabe où la religion musulmane est un pilier important de la société, Amina déclenche rapidement la colère de nombreux islamistes radicaux qui n’hésitent pas à lui envoyer des menaces de mort. Sans nouvelles de sa part, l’orgnisation Femen s’inquiète et le 22 mars Amina est déclarée disparue. 

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Suite aux nombreuses menaces qui lui sont destinées, Amina s’est réfugiée dans sa famille (ou retenue de force selon certains) où elle a avoué auprès de journalistes français avoir “un peu peur”. La jeune féministe tunisienne a également commenté les actions menées par les FEMEN dans le monde entier ces derniers jours. Les Femen se sont rejointes devant plusieurs mosquées, dans la rue, devant les amabassades tunisiennes partout dans le monde au nom du “Topless Jihad Day” pour condamner la religion musulmane et demander la libération d’Amina. Elles ont d’ailleurs fait beaucoup de bruit à Paris où elles ont brûlé le drapeau rappelant le premier fondement de l’islam à savoir Chadada (“je témoigne qu’il n’y a qu’un Dieu et que Mahommet est son messager), attisant la colère du monde arabe ! Amina dit être fière d’appartenir au mouvement des Femen et souligne qu’elle le sera “jusqu’à 80 ans” et que ce sont de “vraies féministes” mais condamne néanmoins leurs actes devant la grande Mosquée de Paris : “Elles ont brûlé le drapeau de l’islam devant une mosquée à Paris. Je suis contre”, dénonce-t-elle, soulignant que les Femen ayant écrit son nom sur leur corps, cela peut lui “faire du mal en retour”. “Tout le monde va penser que j’ai encouragé cela. C’est inacceptable”, dit-elle.” (source Le Point – Amina critique les Femen de France, 6 avril 2013)

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Pour répondre aux FEMEN, le mouvement “Muslimah Pride Day” menée par des femmes musulmanes a fait son apparition il y a quelques jours sur la toiles. La page Facebook “Muslim Zomen Against Femen” a été créée pour l’occasion et invite les musulmanes des quatre coins du monde à faire entendre leurs voix en postant de simples messages d’elles : “ceci est l’occasion pour les femmes musulmanes d’avoir un droit de réponse et de montrer aux gens que nous aussi avons une voix (…) que nous nous opposons à la façon dont nous sommes décrites par l’Occident, que nous nous opposons à la façon dont nous sommes rassemblées en un seul groupe homogène(…)“. (source Les Inrocks – Muslimah Pride Day: la réponse des femmes musulmanes aux Femen, 6 avril 2013)

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La question finale est donc : Les Femen vont-elles trop loin?

-MON AVIS -

L’organisation des FEMEN, créée en 2008 a permis de soulever et dénoncer bon nombre de problèmes relatifs aux femmes. Femmes sportives, libres et courageuses, elles vont au devant de la scène quelque soit le danger pour défendre leurs idées. Je les ai découvertes pendant l’été 2011 où elles manifestaient à Kiev pour dénoncer le tourisme sexuel en Ukraine! À l’époque vêtues lors de leurs manifestations, je les avais trouvé déjà tellement modernes et originales et je croyais vraiment en un féminisme nouveau. Mais leur ton a radicalement changé et répond clairement à ce que les médias recherchent aujourd’hui : de l’info à chaud, des scandales, du sexe ! Les FEMEN l’ont compris, la nudité provoque et retient l’attention: leurs seins nus sont leurs armes, des armes qui permettent de crier haut et fort leurs revendications. Cependant, leur discours est bien souvent simpliste, elles se revendiquent peut être comme des soldats, des féministes révolutionnaires mais je me demande si manifester les seins nus pour se faire entendre ne réduit pas l’image de toutes les femmes à travers le monde! Doit-on réduire la femme à son corps et à sa sexualité? Ne peut-on pas être entendues habillées ? C’est je pense, un manque de dignité et de respect vis-à-vis d’elles-mêmes et de nous, femmes des quatre coins du monde. 

On a besoin de femmes comme les FEMEN pour réveiller les vieux discours d’antan ‘femmes vs. hommes’ et je ne demande qu’à entendre le fond de leurs messages, mais elles devraient un peu plus mesurer l’image et les valeurs qu’elles renvoient car manifester pour polémiquer, c’est réduire leurs convictions qui ne demandent qu’à être écoutées dignement !


Le “repassage des seins” !

Au XXI ème, nous pensons tous vivre dans un monde moderne et civilisé où les coutumes barbares appartiennent au passé… Et pourtant ! La réalité en est tout autre: le mariage forcé des petites filles existe bel et bien ! L’excision fait encore des ravages en Afrique ! La violence domestique est encore d’actualité ! Et il y a quelques semaines, je fais la découverte du repassage des seins des petites filles. Repasser les seins ? Non mais où sommes-nous ? Je suis révoltée et horrifiée de découvrir cette pratique sauvage ! C’est au Cameroun où est principalement pratiquée cette atroce coutume. À la puberté, des milliers de jeunes camerounaises, parfois encore des petites filles, âgées à peine de 7-8 ans voient leur poitrine “repasser”. Leur poitrine naissante est écrasée par de lourdes pierres chaudes. 

Elise Pierrette Memong Meno, co-fondatrice de l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF) la compare même à l’excision : “Cette pratique est vraiment très violente ; elle influe sur le corps et l’esprit, comme toute violence faite à un être humain. Comme pour l’excision, on mutile le corps des jeunes filles à des fins sexuelles.” (article: Cameroun – Campagne contre le repassage des seins). 

Vous pensez mais qui peut pratiquer une telle tradition et faire endurer à ces enfants pareille souffrance ? La réponse peut surprendre puisqu’il s’agit des femmes de leurs familles: leurs tantes, leurs mères. Elles pensent ainsi protéger leurs filles d’une sexualité précoce et des regards indiscrets de certains hommes. Près d’un quart des femmes camerounaises ont été victimes de cette pratique. Le plus inimaginable pour nous, femmes extérieures à ces cultures et traditions est que la plupart des petites filles ayant subi ce repassage de seins cultivent cette tradition et réopoèrent ce geste auprès de leurs filles quand arrive le moment ! 

Sources:

Les Proies d’un chasseur terrifiant: Muammar Kadhafi

Livre choc sur l’ancien président Libyen, Muammar Kadhafi – véritable prédateur sexuel! Annick Cojean, grand reporter au Monde fait la rencontre de Soraya, 22 ans, victime du joug de Kadhafi lors d’un reportage pendant la révolution libienne en 2011. À partir de ce témoignage, Annick Cojean va creuser ses rechercher et aujourd’hui elle délivre un livre troublant, terrifiant et perturbant: Les proies.

Ce n’est pas dans l’habitude de Women around the World de copier/coller l’intégralité d’articles provenant de sources externes, mais je souhaitais vous communiquer l’interview complète de Annick Cojean réalisée par la Tribune de Genève

Comment avez-vous découvert l’histoire de Soraya?

En octobre 2011, je suis partie enquêter en Libye sur l’action des femmes pendant la révolution. On voyait des Tunisiennes et des Egyptiennes, ardentes, participer aux débats. Mais ce n’était pas le cas en Libye. Et mes confrères qui avaient couvert cette révolution me confirmaient qu’ils n’avaient jamais eu accès aux épouses, aux sœurs, aux filles, tout en sachant qu’elles avaient joué un rôle fondamental. Elles avaient été l’arme secrète de la rébellion, avaient caché des rebelles, levé des fonds, pris des risques fous. Et puis j’ai découvert les viols.

De quelle manière?

Lors de cette révolution, beaucoup d’entre elles ont été violées par les kadhafistes. Le général en avait fait une arme de guerre et il donnait l’ordre à ses soldats de violer avant de tuer. Les hommes le révélaient, un peu gênés. Car en Libye, si une femme est violée, c’est tout l’honneur de la famille qui est bafoué. Donc, personne ne parle. A mon retour en France, j’ai rencontré une opposante à Muammar Kadhafi. Elle a décidé de m’aider, m’a permis de rencontrer les violeurs qui se trouvaient en prison. Mais je ne rencontrais toujours pas de victimes. Jusqu’au jour où on m’a présenté Soraya.

C’est par l’intermédiaire de votre contact que vous l’avez rencontrée?

Oui. Elle m’a dit: «Une jeune fille a envie de parler, elle est perdue, elle a été violée par Kadhafi.» Celui-ci était toujours entouré d’une troupe de femmes soldats, sculpturales et très maquillées, «les amazones» comme nous les surnommions en Europe. Et nous nous posions tous des questions à leur propos, mais sans imaginer ce qui se passait vraiment.

Kadhafi a pourtant longtemps été considéré comme un dirigeant plutôt féministe. Oui, parce qu’en 1979 il a créé une académie militaire des femmes. Mais tout cela n’était que de la poudre aux yeux et plein d’universitaires français sont tombés dans le panneau. J’ai été abasourdie par le récit que m’a raconté cette jeune fille, Soraya.

Que lui est-il arrivé?

Elle avait 15 ans et allait à l’école à Syrte, la ville de Kadhafi. Un matin, on a demandé à ces jeunes filles de bien s’habiller, car «le Guide» leur faisait l’honneur de sa visite. On a choisi une dizaine d’élèves pour l’accueillir. Elle se souvient encore d’avoir été tétanisée par le trac. Et puis elle a été victime de ce que l’on appelait «la touche magique». C’est-à-dire qu’il posait sa main sur la tête de celles qu’il voulait. Le lendemain, trois femmes sont venues la chercher au salon de coiffure de sa mère et l’ont emmenée vers Kadhafi, dont elle allait devenir l’esclave sexuelle pendant cinq ans. Non seulement il l’a violée, mais il l’a aussi forcée à fumer, à boire, à se droguer. Ces jeunes filles, il les détraquait complètement, en faisait ses objets et ne s’adressait jamais à elles autrement qu’en les traitant de «salopes» ou de «putes».

Il disposait d’un véritable harem chez lui.

Harem installé dans le sous-sol de sa résidence de Bab el-Azizia, sur lequel régnait Mabrouka Shérif, cruelle geôlière et pourvoyeuse de gibier sexuel. Là se trouvaient celles dont il avait besoin régulièrement. Il laissait en général un peu plus de liberté aux plus âgées, dont il s’était lassé.

Pourtant, les hommes de pouvoir ont en général du succès. On les imagine séduire les femmes plutôt que les kidnapper.

Kadhafi était devenu très repoussant. Il réussissait à attirer les épouses des chefs d’Etat africains avec des bijoux somptueux et des valises pleines de dollars, mais il consommait les femmes comme une marchandise. On m’a rapporté qu’il lui en fallait quatre par jour, avec une prédilection pour les jeunes vierges, filles ou garçons.

Lorsqu’on lit le témoignage de Soraya, il est tellement terrible qu’on se demande comment tout cela a été possible. N’avez-vous jamais douté de l’authenticité de ses propos?

Je suis journaliste, et je devrais avoir douté. Mais non, car j’avais une profonde conviction que ce qu’elle me racontait était vrai. Plusieurs de mes consœurs m’avaient confié qu’elles n’avaient dû leur salut qu’à leur présence d’esprit (elles lui disaient qu’elles avaient leurs règles). Mais, bien sûr, j’ai vérifié le témoignage de Soraya, raison pour laquelle mon livre se divise en deux parties: son récit et l’enquête.

Qui avez-vous rencontré pour cette enquête?

D’autres femmes, à qui il est arrivé la même chose. J’ai aussi pu parler avec le père de Soraya. Puis un gynécologue libyen qui vivait à Paris m’a confirmé que Kadhafi ne se contentait pas de violer ces jeunes filles, mais qu’il les massacrait. Il n’était pas rare qu’en sortant de la chambre du «Guide», elles soient directement transportées à la clinique.

Comment trouvait-il ses «proies»? J’imagine qu’il ne se promenait pas dans la rue comme n’importe qui.

Il avait sa clique, qui rabattait et démarchait en Libye, au Sénégal, au Mali, au Niger. Mais aussi en France. Mabrouka allait dans des bars des Champs-Elysées et proposait à des jeunes femmes un week-end à Tripoli en échange d’une grosse rémunération. Mais Kadhafi lui-même visitait aussi des écoles, il s’imposait dans des mariages, débarquait dans des petits villages où il lui arrivait d’entrer dans des maisons. Personne n’était à l’abri. Les pères étaient terrorisés pour leurs filles et ceux qui le pouvaient les envoyaient étudier à l’étranger. Cette activité lui prenait beaucoup de temps, c’était une obsession de chaque instant.

Comment avez-vous gagné la confiance de Soraya?

J’ai passé deux mois avec elle. Tous les soirs, nous parlions, elle se sentait à la fois soulagée et effrayée. Mais, très en colère, elle voulait absolument témoigner. Elle ne supporte pas cette omerta. Toute sa famille la renie, en imaginant ce qui s’est passé. Aujourd’hui, certains pensent même qu’elle appartenait à la clique de Kadhafi et qu’elle a profité de ses largesses, alors qu’elle en est une victime. Elle aurait voulu pouvoir l’affronter dans un procès.

Est-ce que les Libyens vont avoir accès à votre livre?

Il est en train d’être traduit en arabe. Je pense qu’il va provoquer un choc énorme, des débats, des controverses. On va s’arranger pour qu’il soit le plus disponible possible sur les réseaux sociaux. Il y aura la réticence des familles, qui auront peur de l’opprobre… En quarante-deux ans de pouvoir, il a eu le temps de violer des milliers de femmes.

Tout ce que vous racontez dans ce livre est terrible, glauque. Comment se sent-on une fois la dernière ligne écrite?

Contrairement à ce qui s’est passé pour mes ouvrages précédents, j’appréhende la sortie de celui-ci. Je mesure ce que cela représente pour les jeunes filles et les femmes qui se trouvent là-bas, et pour Soraya en particulier. Je sais le danger qu’elles courent. Quelle vie vont-elles avoir, quelle pression vont-elles subir? On va leur reprocher d’affabuler… Alors, pour répondre à votre question, et même si je fais un métier formidable, je n’ai pas été très heureuse en écrivant ce livre. C’était un travail solitaire, dont je ne pouvais parler à personne. J’ai mené beaucoup d’entretiens où tout le monde pleurait, la femme interviewée, la traductrice, moi…

Que pensez-vous que les femmes libyennes vont devenir?

Le pays est encore chaotique, mais il y a des lueurs d’espoir pour elles. On part de très loin, mais de vrais réseaux de solidarité sont en train de se tisser.

«Les proies. Dans le harem de Kadhafi» d’Annick Cojean (Grasset, 325 p.)


Grève de sexe au Togo!

Caricature de Liberte-togo.com

Au Togo depuis le début de semaine, les nuits sont moins animées pour certains! Les femmes du collectif “Sauvons le Togo” ( collectif citoyen qui tend à lutter contre l’inégalité et le non respect des droits de l’homme) ont déclaré une grève du sexe, et ce jusque dimanche! Elles s’opposent au gouvernement de Faure Gnassingbe, président réélu en 2010 lors d’un srutin contesté et ont bien décidé à faire entendre leur mécontentement! Le collectif Sauvons le Togo demande clairement son départ! Le pays s’appauvrit de jour en jour et les premières victimes en sont les femmes! Pour faire parler d’elles et faire valoir leurs opinions, elles ont alors décidé d’entreprendre une grève du sexe, engagée par Isabelle Ameganvi, avocate et membre du bureau exécutif de l’Alliance nationale pour le changement. Résultat: la presse du monde entier en parle et un véritable buzz anime la toile. (Source: Au Togo, une grève du sexe très politique)

La grève du sexe ce n’est pas d’aujourd’hui, c’est même une vieille histoire! Vous connaissez tous ce fameux slogan antiguerre “Faites l’amour, pas la guerre”?! Dans l’Antiquité, le dramaturge grec Aristophane est même allé plus loin en s’adressant aux femmes: “Pour arrêter la guerre, refusez-vous à vos maris”. Pour la petite histoire: “Alors qu’Athènes et Sparte sont en guerre, Lysistrata, belle Athénienne, aussi rusée qu’audacieuse, convainc les femmes de toutes les cités grecques de déclencher et de poursuivre une grève totale du sexe, jusqu’à ce que les hommes reviennent à la raison et cessent le combat.” (Source: Lysistrata)

Mais ce n’est pas directement de celle-ci que les Togolaises se sont inspirées mais de celle lancée par Leymah Gbowee, une des trois lauréates du prix Nobel de la Paix 2011pour son combat pour les droits des femmes, des enfants et la fin des massacres. En 2003, lors de la guerre civile au Liberia elle demande aux femmes de “fermer leurs jambes” tant qu’elles ne seraient pas écoutées et tant que les combattants n’auront pas déposer les armes. Ce fut un succés! (Source: La grève du sexe, facteur de paix)

Le sexe, arme caché des femmes? C’est sans doute une arme de lutte qui semble prendre de plus en plus d’ampleur…


Africa: Empower women and girls for a food secure future !!!

The United Nations Development Programme released a report regarding hunger and malnutrition in Africa. How can they significantly be reduced? Helen Clark (UNDP administrator) says after meeting Kenyan women: “I think across Africa a big answer to fighting hunger and food shortages is empowering women farmers”; because indeed women are most are risk of forfeiting their own land rights. The report points out that “Where women have less power than men do, nutrition suffers, household security weakens and access to healthcare lags”. Women and girls all over Africa need to get more power, more rights to increase their voce in political and social matters to be able to stand up!  The report also emphasizes that improvements in education for women from 1970-1995 have been a great help in the fight against child malnutrition. 

Through this UNDP’s first-ever Africa Human Development Report, it appears that women have lower productivity than men. This “inferiority” is explained by the fact that women do not have the same education level, the same access to education and the same experience. Whereas if women could have farm inputs and training, then their productivity could catch up to men’s. The report argues that there is “plenty of evidence” showing that “empowering women is a highly efficient way to achieve progress across the multiple dimensions of food security”. 

According to Peace Nobel laureate, Wangari Maathai, the report says, “African women in general need to know that it’s ok for them to be the way they are – to see the way they are as a strength, and to be liberated from fear and from silence.”


Waris Dirie ‘Desert Flower’, the true story of a cruel rite

Recently, I have been reading the book Desert Flower by Waris Dirie and Cathleen Millar, which deals with the true story of Waris: a young teenager running away from her nomadic clan in Somalia in order to escape a forced marriage. Waris grew up in the ancestral traditions of her native land. She was about five years old when she began begging her monther to allow her to celebrate that special day in many tribes and clans in Africa: the day she will become a pure woman. At that time Waris did not know that one year later she was going to meet the women that she calls the ‘slayer’ and live through the most horrible suffering of her life: female circumcision. According to the local cultural beliefs, female circumcision ensures that the woman will be faithful to the man she marries and will not have any sexual experience before marriage. Consequently, girls who have not been circumcised may be seen as ‘unclean girls’ that no man would like to marry.

In that book, Waris tells, with candour, both the harshness and happiness of living within a nomadic clan; the very difficult reality of life that she was able to ignore due to her love of nature and her deep affection for her mum. When she arrived in the Somali capital of Mogadishu several years after the ceremony, Waris was hosted by her aunts and one day her uncle took her with him to go work in London in his family as a maid. She did that for four years. Then she worked in a fast food restaurant for a while before becoming a fashion model. A dream comes true, Waris’ destiny was actually as special as she had always believed and somehow hoped. Waris Dirie is a woman of courage, a very lively girl who struggled to create a better world, to improve the conditions for women not only from Somali but for women from all around the world who were forced to go through female circumcision.

As Waris Durie wrote: “After much thought, I realized I needed to talk about my circumcision; First of all, it bothers me deeply. Besides the health problems that I still struggle with, I will never know the pleasures of sex. I feel incomplete, crippled, and knowing that there’s nothing I can do to change that is the most hopeless feeling of all. The second reason was my hope of making people aware that this practice still occurs today. I’ve got to speak not only for me but for the millions of girls living with it and those dying from it.” (The Waris Dirie story)

From 1997 Waris stopped her modelling career to focus on her work against female circumcision around the world. She founded the Desert Flower Foundation in 2002 and used the money raised for the creation of schools and clinics in Somalia. In 2010, Waris Durie was named as Peace Ambassador for the Year of Peace and Security by the African Union.

It is important to point out that despite laws forbidding female circumcision, it is still very commonly practised: an estimated 135 million of the world’s girls and women have undergone genital mutilation (mainly in Africa) , and two million girls a year are at risk of mutilation – approximately 6,000 per day. (Amnesty International – What is female genital mutilation ?)

(Source: Child Info – National prevalence of female genital mutilations in Africa)

Moreover, that barbaric surgery kills thousands of girls per year, letting them heal by themselves without painkillers or follow-up care. The United Nations, Amnesty International and many worldwide organizations for women have worked hard to stop these cruel habits but the main problem is to fight against the local, traditional religious beliefs. Further, local associations in Africa need more financial help to implement measures.


La femme moderne en Tunisie / Modern women in Tunisia

L’actualité des dernières semaines a porté mon attention sur la condition de la femme en Tunisie où se mêlent traditions religieuses et modernité. Il est clair qu’au sein du monde arabe, la femme tunisienne est une femme moderne, une femme qui a des droits. Au cours de  diverses lectures, j’ai découvert avec surprise par exemple le droit à l’avortement  accordé dès 1973, soit deux ans avant même la loi Simone Veil en France, ou encore l’implication des femmes dans la vie politique du pays puisque le Parlement compte 23% de femmes.

Dès l’indépendance de la Tunisie en 1956, Habib Bourguiba, alors président de la première République de la Tunisie instaure, non sans l’influence féministe de son épouse Wassila Ben Ammar, le code du statut personnel (CSP) afin d’assurer aux femmes des droits. Tels, le droit de vote et le droit de se marier librement, l’instruction, le droit de tutelle à la mère sur ses enfants mineurs en cas de divorce judiciaire. La polygamie est interdite et aucune discrimination n’est autorisée dans le monde du travail entre les hommes et les femmes. Habib Bourguiba va même jusqu’à interdire le port du voile dans un pays où l’Islam est pourtant religion d’État. (1)

Malgré la dictature de Ben Ali et le manque considérable de liberté d’expression qui régnait au sein du pays, il a pourtant poursuivi cette politique d’émancipation des femmes. Mais voilà, aujourd’hui à l’heure où la Tunisie se dirige vers une nouvelle phase de son histoire, nous pouvons nous demander si tous ces droits accordés aux femmes depuis l’indépendance de la Tunisie sont des acquis irréversibles ou si la Révolution du Jasmin peut les bouleverser ?

L’avocate et militante des droits de la femme Bochra Bel Haj Hmida témoigne par ailleurs son inquiétude sur le sort des femmes suite à la Révolution du Jasmin, en somme n’est-elle pas la porte ouverte à un endoctrinement sur l’infériorité de certaines femmes afin de prendre le pouvoir sur elles ? (2) Ont-elles la garantie qu’elles garderont les mêmes droits  dans le prochain gouvernement ? N’y a-t-il pas un risque d’une influence de certains pays où la Charia mène la vie des femmes désarmées et soumises ?

(1)  Habib Bourguiba: la trace et l’héritage, Michel Camau,Vincent Geisser (2004)

(2) Les droits des femmes en Tunisie: risque d’un déclin des acquis?

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Throughout the last several weeks media attention has been squarely focues on the “Jasmine Revolution” in Tunisia. For this reason I started to gather some information about the status of women in this country. Tunisia is the exception to the rule in the Arab World when it comes to the rights and position of women. Tunisian women are free, have rights, and can speak freely. I have discovered with some surprise that Habib Bourguiba, the first president of Tunisia since it gained its independance in 1956, established many rights for women: voting, education, abortion, and perhaps most shocking he banned the wearing of headscarves in public spaces. Ben Ali, in spite of the dictatorial nature of his regime, continued the policy of emancipation for women. Recently, however, some specialists (2) are wondering if the rights given to women almost 60 years ago are safe in the current political turmoil or could the “Jasmine Revolution” reverse the trend of women’s rights in Tunisia. It is important to point out that Tunisia is the only secular country in the Arab world while many others (Saudi Arabia, and Yemen for example) are governed under Sharia law, underwhich women are distinctly lacking in rights. The question arises: will Tunisia revoke the rights and freedoms awarded to women under pressure from other regional governments, or will Tunisia continue along its path of women’s rights and secularism?