À la veille du premier tour, votre choix est-il fait?!
Posted: April 19, 2012 Filed under: France | Tags: égalité salariale, campagne présidentielle, Eva Joly, François Bayrou, François Hollande, France, Jacques Cheminade, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, Nathalie Arthaud, Nicolas Dupont-Aignan, Nicolas Sarkozy, parité, Philippe Poutou Leave a comment »Parmi les grands thèmes de la campagne présidentielle, malheureux est de constater que le thème de la femme semble très discret dans les programmes et discours des uns et des autres… Est-ce une façon de montrer que la femme n’est plus considérée à part entière et que des mesures n’ont plus besoin d’être mises en place pour corriger des inégalités passées? Pourtant, la réalité est belle et bien différente, l’article Égalité femmes-hommes: du nouveau ou que du vieux? publié en ce début d’année montrait à quel point les paroles étaient bien loin des actes et que le chantier pour la parité hommes/femmes avait encore du chemin à faire…
Faute d’avoir trouvé de nombreux articles dans les médias traitant de la condition féminine au coeur de la campagne présidentielle, je me suis appuyée sur trois sources principales citées ci-dessous. Pour m’aider à mieux comprendre où se situent les candidats sur ce sujet, j’ai dégagé de ces articles les points principaux des actions proposées par chacun:
- Débat organisé par le magazine Elle à Science Po Paris le 5 avril dernier - Les femmes et eux …
- Article sur Le Télégramme.com, 7 mars 2012 - Campagne présidentielle. Où sont les femmes ?
- Travaux de l’Observatoire, 13 avril 2012 - Election présidentielle 2012 : L’Observatoire met l’égalité femmes-hommes au cœur de la campagne
Commençons par l’actuel Président de la République, Nicolas Sarkozy (UMP) qui était le grand absent du débat organisé par Elle et fut représenté par sa porte-parole, Nathalie Kosciusko-Morizet (absence de N.Sarkozy très critiquée). Pendant son mandat:
- Il a nommé des femmes à des postes importants ministériels (Affaires Étrangères, Économie et Finances, Intérieur, Justice…)
- Il s’est assuré que les conseils d’administrations d’entreprises privées et publiques comptent 40% de femmes (nous ne sommes toujours pas à l’égalité souhaitée, mais c’est un projet qu’il compte continuer).
- Il a instauré la loi du 9 juillet sur les violences faites aux femmes (plus d’infos ici).
Pour son prochain mandat, il réaffirme son choix de ne pas créer de ministère des droits des femmes comme souhaitent le faire d’autres candidats et affirmant qu’en temps de crise, il est judicieux de prioriser certaines thématiques comme: l’emploi, la précarité et la gestion de la crise économique. Il envisage cependant d’établir des agences de recouvrement des pensions alimentaires pour aider et accompagner les mères de familles monoparentales.
Son adversaire direct, François Hollande (PS) propose:
- L’égalité professionnelle
- Un gouvernement paritaire
- Une dénonciation de la précarité qui frappe avant tout les femmes, F. Hollande pense sérieusement à la création d’un ministère des droits des femmes (cependant, lorsque Elle lui demande si les grands ministères iront aux femmes, il répond: “Je ne peux pas aller jusque là“. Que souhaite-t-il dire ici?!)
- Il souhaite instaurer un forfait contraception pour les mineurs.
François Bayrou, qui prône la création d’un ministère de l’Égalité pour lutter contre toute forme de discrimination préconise les idées suivantes:
- Remboursement de la pilule à 100%
- Permettre aux femmes de jouer leur rôle de mère de famille et de mener leur carrière professionnelle.
Eva Joly, pourtant pleinement investie dans le combat pour l’égalité salariale (probablement expliqué par ses origines norvégiennes) reste timide en terme de propositions:
- 400.000 places en crèche supplémentaires
- Favorable au mariage homosexuel
- Favorable à la garde d’enfants par ‘des femmes qui portent le hidjab’
Jean-Luc Mélanchon (Parti de Gauche) suggère:
– La parité salariale
– La gratuité de la contraception
– La gratuité de l’avortement
Marie Le Pen (Front National) parle non pas de parité mais de méritocratie:
- Elle s’oppose fermement à un ministère dédié aux femmes : “on n’est pas une espèce à protéger!”, dit-elle
- Elle souhaite dérembourser l’IVG si la ‘situation budgétaire l’exige’ au profit d’autres soins’ (elle met en garde contre les avortements de confort)
- Elle soumet l’idée de mettre en place un salaire parental équivalent à 90% du Smic, pendant 3 ans et ce, dès le 2e enfant
Un peu plus original, Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) propose une nouvelle idée:
– Instaurer un label Homme-Femme (Label accordé aux entreprises qui respecte sur une durée de 5 ans, l’égalité salariale)
Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) s’inquiète des inégalités salariales grandissantes et propose une mesure de choc:
- Invalider les listes électorales en cas d’absences de parité
Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste) reste discret sur la question mais se montre en faveur:
- D’une loi-cadre contre les violences faites aux femmes
Enfin, Jacques Cheminade (Solidarité & Progrès) préconise:
- Un allongement du congé paternité afin d’aboutir sur une meilleure répartition des tâches domestiques entre les hommes et les femmes.
Voilà le tour est fait! À vous de voter et engagez vous pour et en ce que vous croyez!!!
Sex trade in Eastern Europe
Posted: August 24, 2011 Filed under: Europe | Tags: FEMEN, Odessa Ukraine, prostitution, Sex slaves, Sex trade, sexual exploitation 1 Comment »Sex trade is one of the oldest businesses in the world. Since the emergence of the global village, the Internet, and worldwide tourism, the sex trade has become global and much more open to any kind of trafficking.
The article below is focused on female prostitution within Eastern Europe following the Frontline documentary Sex Slaves.
Since the collapse of the Soviet Union and the opening of the borders, the sex trade has opened up considerably between Eastern Europe and Western Europe + United States and to an even greater extent with Turkey. This video documentary exposes a serious contemporary issue of the whole world. It does this by showing throughout the movie the example of villages in Moldova and Ukraine (the particular example of Odessa on the Black Sea a few years following the making of the documentary became a global hub for the sex trade) and how these young rural women can uncritically trust these women and men (traffickers) who promise them a better life out of Eastern Europe. As the online newspapers The European Union Times clearly points out:”Moldovans are a hybrid population of Russians, Romanians, Jews, Ukrainians and Bulgarians. That creates a special race of women that are beautiful and in demand. They have no future. They are a good target for the traffickers.”
The smugglers find desperate girls with no education and willing to go abroad and easily drive them to underground brothels and discotheques in Turkey as said in the documentary. They simply think they are sent to Turkey or Western Europe or to the United States to work as domestics, singers, and dancers in discotheques. The reality could not be further than what they have in mind. These impoverished and helpless young women illegally arrive in a country they do not know, where they might not speak the language. As a girl attests: “I thought I was going to work in a shop […]. We were told we could earn $200 a month. […] We hoped everything would be ok”. They are scared and forced to follow the “trafficker” who smuggles them out from their home countries. Once they arrive in the destination country, they are sold to another person: a pimp. Then, they are forced to sell themselves. They do not have the choice to refuse. From the moment they have been sold to a pimp, the girls belong to him. If they want their freedom back they need to pay back the amount the pimp paid to get them. However, it is not easy for the girls to be able to pay back their debt. The pimp is the master in this awful game. He usually sells the girl to another pimp, which ends up trapping the girls in an inescapable circle.
Turkey has become one of the largest markets for women trafficked in Europe. Its good location between Europe and the Middle East allows it to be an exchange place for the sex business. Moreover, compared to what the girls left behind them, Turkey looks like the Eldorado. However, once they have been sold, they start working right away to make profit for their new owners and do not have the choice anymore to refuse this new life that they have been dreaming about. Young women may have between 8 and 15 clients a day. Sometimes more than twenty girls work in a three-bedrom apartment. Most of the girls are beaten at least once a day and are forced to satisfy the slightest sexual whims of their customers.
According to the article Opinion: Behind the myth of the “happy hooker” published in the Global Post, the United Nations has stated that between “800,000 and 4 million men, women and children are deceived, recruited, transported from their homes and sold into slavery around the world each year. Eighty percent are women, girls and young boys trafficked into commercial sexual exploitation. Of these, more than 200,000 women and children from Russia and Eastern Europe are forced into prostitution each year.”
To fight sex tourism in Ukraine and exploitation of Ukrainian girls within sex trade out of Eastern Europe, the organization “FEMEN” is trying to carry out a serie of eye-catching demonstrations (through provocative actions to attract attention) by spreading the message that prostitution is illegal in Ukraine.
However, the real question regarding prostitution is: is there any way to combat this timeless phenomenon? Should prostitution be legalised? Should governments legalise and regulate prostitution in order to protect girls and give them social and labour rights? As seen in all countries which ban prostitution outright, this prohibition has not stopped the traffick of women and girls in the global sex trade. What actions should be taken?
L’envol des femmes…
Posted: May 24, 2011 Filed under: Europe | Tags: émancipation féminine, Dominique Strauss-Kahn, droit de vote, Nafissatou Diallo, parité, sexisme, union européenne Leave a comment »L’actualité de ces derniers temps appelle forcément à quelques commentaires concernant l’affaire entre l’ex-directeur du Fonds Monétaire International, Dominique Strauss-Kahn, et cette jeune femme de ménage de l’hôtel Sofitel de New York City, Nafissatou Diallo. Il n’est pas nécessaire ici de revenir sur les détails de cette affaire au regard d’un nombre important d’articles dans les médias traitant des circonstances et de la description des faits. Cependant cette nouvelle a ravivé quelques troubles dans le monde politique et entrainé des commentaires de certaines personnalités publiques jugés irrespectueux voire honteux à l’égard de crimes tels le viol ou la tentative même d’agression. Leurs propos ont en effet choqué l’opinion publique et plus singulièrement ces propos ont choqué les femmes. A cette occasion, les associations Osez le féminisme, La Barbe et Paroles de femmes ont animé une manifestation dans Paris au nom de : « Sexisme, ils se lâchent, les femmes trinquent ».
Certains hommes en politique ou ailleurs s’étonnent parfois de l’émancipation féminine et de l’envol des femmes depuis plusieurs décennies. La femme a souvent été réduite à une description trop traditionnelle et banalisée de la mère ou la femme au foyer. Or, au 21ème siècle, la femme est moderne, affranchie, libre et indépendante. Respectée ? Cela n’est pas toujours le cas. Le respect et la considération envers les femmes sont encore parfois trop discrets dans certains milieux, ou alors sont marqués sur scène, mais en coulisse c’est autre chose, certains hommes sont encore sexistes voire misogynes.
Un bref retour en arrière nous permet de faire un point sur l’évolution des droits de la femme en France. En 1791, la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges proclame les femmes comme êtres à part entière: “Les mères, les filles, les soeurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en Assemblée nationale”. Mais il faut attendre un siècle et demi plus tard, soit le 21 avril 1944 pour que les femmes obtiennent le droit de vote et soient considérées comme des citoyennes à part entière. Date considérée assez tardive vis-à-vis de certains membres de l’Union Européenne.
Alors elles obtiennent le droit de vote certes, mais leur rôle à cette époque reste encore très réservé. C’est au lendemain des manifestations de mai 68 que les femmes s’affranchissent considérablement; mais une fois de plus, c’est bien plus tard dans les années 1990 que les femmes se révèlent, elles travaillent, elles concilient vie de femme, vie de maman et vie d’épouse: une femme accomplie. Enfin en 2001, la Loi Génisson affirme l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Malgré les lois en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes, les lois contre la discrimination et le sexisme, la France s’illustre comme l’un des mauvais élèves de l’Union Européenne vis à vis de la parité hommes/femmes au Parlement. Comme le mentionne l’article la Citoyenneté politique des femmes sur le site Internet de l’Assemblée Nationale, la France se situe à la 18ème place parmi les 27 pays membres de l’Union Européenne. Loin derrière ses voisins allemand, belge, espagnol, autrichien et bien d’autres, la France est encore loin d’atteindre une totale parité avec un pourcentage de 18,54%. La Suède quant à elle, détient de loin la première place dans l’Union Européenne puisque le pourcentage des femmes députés atteint 46,7% alors que le taux moyen dans l’Union Européenne s’élève à près de 24%.
Finalement la question est peut être simple : Et si le monde politique français résistait toujours aux femmes ?
En quoi la combativité, l’ambition, la soif de réussir ne seraient pas légitimes au caractère propre de la femme ? De plus, les femmes ont-elles encore besoin aujourd’hui dans une société occidentale qui se veut juste et égale de justifier leur présence et leur implication en politique ou à la tête d’une multinationale ou tout autre position à hautes responsabilités ?



