Malika Benlarbi, “parce qu’elle le vaut bien”
Posted: April 21, 2011 Filed under: Portrait of the month | Tags: femme, France, L'Oréal, Malika Benlarbi, parité 1 Comment »Le parcours de Malika Benlarbi retient l’attention ce mois-ci. Issue d’un milieu modeste de la région parisienne, Malika Benlarbi grandit dans la diversité des cultures. Après avoir étudié à l’école publique nationale de commerce de Paris et obtenu un master de communication et de sciences politiques, Malika Benlarbi s’intéresse de près à la cause des Harkis étant elle-même la fille d’un immigré algérien. Ses rencontres avec des hommes politiques comme Jacques Chirac, Eric Raoult, Dominique de Villepin et bien d’autres lui ouvrent une carrière dans la politique et plus précisément dans le corps préfectoral. En 2008 elle occupe la fonction de sous-préfet à la mairie de Paris, un milieu où la représentation de la femme est encore très discrète. Puis, un rêve de petite fille prend forme: elle intégre le groupe L’Oréal il y a quelques années et devient en février 2011 la directrice de la communication et des relations extérieures Maghreb et Moyen-Orient.
Au cours d’une interview exclusive avec le magazine Madame Le Figaro, Malika Benlarbi dresse les difficultés que rencontrent encore les femmes dans nos sociétés occidentales, modernes et démocratiques. Qu’une femme vienne d’un quartier difficile ou d’un quartier huppé, les discriminations sont présentes, et ce, malgré les lois votées en faveur de la parité homme/femme.
La parité hommes/femmes en France: réalité affirmée ou fiction cachée?
La femme moderne en Tunisie / Modern women in Tunisia
Posted: February 6, 2011 Filed under: Africa | Tags: charia, droits, femme, freedom, liberté, rights, secularism, Tunisie, women 3 Comments »L’actualité des dernières semaines a porté mon attention sur la condition de la femme en Tunisie où se mêlent traditions religieuses et modernité. Il est clair qu’au sein du monde arabe, la femme tunisienne est une femme moderne, une femme qui a des droits. Au cours de diverses lectures, j’ai découvert avec surprise par exemple le droit à l’avortement accordé dès 1973, soit deux ans avant même la loi Simone Veil en France, ou encore l’implication des femmes dans la vie politique du pays puisque le Parlement compte 23% de femmes.
Dès l’indépendance de la Tunisie en 1956, Habib Bourguiba, alors président de la première République de la Tunisie instaure, non sans l’influence féministe de son épouse Wassila Ben Ammar, le code du statut personnel (CSP) afin d’assurer aux femmes des droits. Tels, le droit de vote et le droit de se marier librement, l’instruction, le droit de tutelle à la mère sur ses enfants mineurs en cas de divorce judiciaire. La polygamie est interdite et aucune discrimination n’est autorisée dans le monde du travail entre les hommes et les femmes. Habib Bourguiba va même jusqu’à interdire le port du voile dans un pays où l’Islam est pourtant religion d’État. (1)
Malgré la dictature de Ben Ali et le manque considérable de liberté d’expression qui régnait au sein du pays, il a pourtant poursuivi cette politique d’émancipation des femmes. Mais voilà, aujourd’hui à l’heure où la Tunisie se dirige vers une nouvelle phase de son histoire, nous pouvons nous demander si tous ces droits accordés aux femmes depuis l’indépendance de la Tunisie sont des acquis irréversibles ou si la Révolution du Jasmin peut les bouleverser ?
L’avocate et militante des droits de la femme Bochra Bel Haj Hmida témoigne par ailleurs son inquiétude sur le sort des femmes suite à la Révolution du Jasmin, en somme n’est-elle pas la porte ouverte à un endoctrinement sur l’infériorité de certaines femmes afin de prendre le pouvoir sur elles ? (2) Ont-elles la garantie qu’elles garderont les mêmes droits dans le prochain gouvernement ? N’y a-t-il pas un risque d’une influence de certains pays où la Charia mène la vie des femmes désarmées et soumises ?
(1) Habib Bourguiba: la trace et l’héritage, Michel Camau,Vincent Geisser (2004)
(2) Les droits des femmes en Tunisie: risque d’un déclin des acquis?
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Throughout the last several weeks media attention has been squarely focues on the “Jasmine Revolution” in Tunisia. For this reason I started to gather some information about the status of women in this country. Tunisia is the exception to the rule in the Arab World when it comes to the rights and position of women. Tunisian women are free, have rights, and can speak freely. I have discovered with some surprise that Habib Bourguiba, the first president of Tunisia since it gained its independance in 1956, established many rights for women: voting, education, abortion, and perhaps most shocking he banned the wearing of headscarves in public spaces. Ben Ali, in spite of the dictatorial nature of his regime, continued the policy of emancipation for women. Recently, however, some specialists (2) are wondering if the rights given to women almost 60 years ago are safe in the current political turmoil or could the “Jasmine Revolution” reverse the trend of women’s rights in Tunisia. It is important to point out that Tunisia is the only secular country in the Arab world while many others (Saudi Arabia, and Yemen for example) are governed under Sharia law, underwhich women are distinctly lacking in rights. The question arises: will Tunisia revoke the rights and freedoms awarded to women under pressure from other regional governments, or will Tunisia continue along its path of women’s rights and secularism?
