Qui est Aung San Suu Kyi?

Qui n’a pas entendu parler d’Aung San Suu Kyi, cette remarquable et courageuse femme politique birmane?

Quelques points clés pour comprendre son parcours, son emprisonnement, son engagement pour la démocratie et la liberté en Birmanie et dans le monde.

Née le 19 juin 1945 à Rangoun, elle devient très vite une figure de l’opposition non violente à la dictature militaire de Birmanie. En Septembre 1988, Aug San Suu Kyi participe à la fondation de la Ligue Nationale pour la Démocratie. Elle en devient la première secrétaire générale et un symbole pour la liberté politique. Cependant en juillet 1989, elle est arrêtée par le gouvernement militaire qui lui propose la liberté si qu’elle quitte le pays. Elle refuse. Elle est alors mise en liberté « surveillée ». En 1990, la junte militaire, suite aux manifestations du peuple, met en place des élections générales, qui sont gagnées très largement par le parti d’Aung San Suu Kyi avec 58,7 % des voix et 392 des 492 sièges de l’assemblée. Alors qu’elle doit prendre le poste de Premier ministre, la junte militaire annule le résultat des élections. La Communauté internationale est indignée!! En 1991, Suu Kyi reçoit le prix Nobel de la Paix qu’elle n’ira chercher en Norvège qu’en juin 2012! Elle est en effet assignée à domicile dans sa villa de Rangoon jusqu’en 1995.  La junte militaire l’assigne une seconde fois à résidence en 2000 pour la libérer finalement en 20o2. Le Conseil d’État pour la paix et le développement (SPDC0 l’arrête une troisième fois en 2003 et l’assigne jusque 2008. Aung San Suu kyi a passé en à peu près 15 années assignée à résidence.

Comme le souligne Human Rights Watch: « Le gouvernement militaire, toutefois, a utilisé un incident étrange au cours duquel un Américain a traversé à la nage un lac proche de sa maison en mai 2009 comme prétexte pour la traduire en justice – pour la première fois durant ses périodes de détention. Elle a été condamnée à 18 mois supplémentaires d’assignation à résidence. Les procès politiques en Birmanie sont conduits par des juges qui ne sont pas indépendants, et les procès ne respectent pas les normes internationales de procès équitable. « Aung San Suu Kyi est passée constamment de la détention à la liberté et vice-versa depuis plus de 20 ans »,  a commenté Elaine Pearson. (Birmanie : La libération d’Aung San Suu Kyi ne doit pas occulter le sort des autres prisonniers politiques)

Aung San Suu Kyi est finalement libérée le 13 novembre 2010 puis élue députée le 1er avril 2012 lors d’élections partielles remportées par son parti. Le 13 juin, Aung San Suu Kyi quitte la Birmanie pour la première fois depuis vingt quatre ans s’envolant pour l’Europe. Après une visite en Suisse, en Norvège, au Royaume-Uni, c’est en France qu’elle décide d’achever sa tournée européenne. Dans les jardins du ministère des Affaires étrangères, elle plante avec le Ministre Laurent Fabius symboliquement un « arbre de la liberté ». (un magnolia grandiflora de 3,5 mètres de haut). »Pour nous, vous êtes la dame des Droits de l’Homme », a lancé Laurent Fabius en louant « sa résistance morale et physique ». Aung San Suu Kyi a chaleureusement remercié la France pour son soutien.

 

Photo poster par l’artiste Shepard Fairey

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