Le « repassage des seins » !

Au XXI ème, nous pensons tous vivre dans un monde moderne et civilisé où les coutumes barbares appartiennent au passé… Et pourtant ! La réalité en est tout autre: le mariage forcé des petites filles existe bel et bien ! L’excision fait encore des ravages en Afrique ! La violence domestique est encore d’actualité ! Et il y a quelques semaines, je fais la découverte du repassage des seins des petites filles. Repasser les seins ? Non mais où sommes-nous ? Je suis révoltée et horrifiée de découvrir cette pratique sauvage ! C’est au Cameroun où est principalement pratiquée cette atroce coutume. À la puberté, des milliers de jeunes camerounaises, parfois encore des petites filles, âgées à peine de 7-8 ans voient leur poitrine « repasser ». Leur poitrine naissante est écrasée par de lourdes pierres chaudes. 

Elise Pierrette Memong Meno, co-fondatrice de l’Association de Lutte contre les Violences faites aux Femmes (ALVF) la compare même à l’excision : « Cette pratique est vraiment très violente ; elle influe sur le corps et l’esprit, comme toute violence faite à un être humain. Comme pour l’excision, on mutile le corps des jeunes filles à des fins sexuelles. » (article: Cameroun – Campagne contre le repassage des seins). 

Vous pensez mais qui peut pratiquer une telle tradition et faire endurer à ces enfants pareille souffrance ? La réponse peut surprendre puisqu’il s’agit des femmes de leurs familles: leurs tantes, leurs mères. Elles pensent ainsi protéger leurs filles d’une sexualité précoce et des regards indiscrets de certains hommes. Près d’un quart des femmes camerounaises ont été victimes de cette pratique. Le plus inimaginable pour nous, femmes extérieures à ces cultures et traditions est que la plupart des petites filles ayant subi ce repassage de seins cultivent cette tradition et réopoèrent ce geste auprès de leurs filles quand arrive le moment ! 

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